Covid 19 : le Maroc fait-il face à une seconde vague de la pandémie ?

le Maroc se met à craindre une deuxième vague pandémique

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 Il y a quelques semaines à peine, de nombreux Etats pensaient avoir le covid19 sous contrôle, car le nombre de cas avait chuté et la courbe des infections s’était stabilisée. De ce fait, les gouvernements ont procédé à l'allègement des restrictions et à la réouverture de leurs économies, certains ont même été félicités pour leurs succès, comme le cas du Maroc. Néanmoins, cet optimisme n'a pas duré pour longtemps vu le nombre d'infections qui a soudainement augmenté et plus rapidement qu’avant. Certains appellent cela un retour, d’autres une résurgence. Entre temps, les spécialistes du domaine et les scientifiques essaient de définir ce qu'est une "deuxième vague" et débattent la manière de l’identifier. Retour sur la situation actuelle du Covid 19 au Maroc

Le Coronavirus est loin d’êtes fini ?

L'Organisation Mondiale de la Santé a affirmé que le virus se développe en une seule grande vague sans qu'il soit prouvé s’il est réellement sensible aux saisons. Par ailleurs, l’OMS a également prédit que la pandémie risque de durer longtemps. Il reste à savoir si les mesures de confinement continueront à fonctionner cette fois-ci et quelles en seront les retombées.

A l’heure actuelle, le monde est confronté à une résurgence des cas de contamination tandis que la pandémie continue toujours de s'accélérer. Au cours des six dernières semaines, le nombre de cas a pratiquement doublé dans le monde entier. Le 27 juillet, le nombre de cas a atteint un nouveau record quotidien d'environ 300 000, rien qu'aux Maroc, 609 nouveaux cas ont été enregistrés.


Entre la fête du sacrifice et la pandémie

Entre le mercredi 29 et le jeudi 30 juillet le Maroc a enregistré 1046 cas de contamination ce qui a porté le nombre total des cas à 23.259, d’après les chiffres du ministère de la santé. Par contre, le nombre des guérisons s’est élevé à 186 contre 12 nouveaux décès au cours de la même période, soit un nombre total de 17.511 guérisons et 346 décès depuis le déclenchement de la pandémie en mars dernier.

En raison des inquiétudes suscitées par les préparatifs et le déroulement de l’Aid Al Adha, le gouvernement a restreint les déplacements et a interdit l’accès a plusieurs villes à l’instar de Casablanca, Tanger et Marrakech.

Alors que le Maroc avait commencé à enregistrer un faible taux de contamination vers la mi-juillet, les chiffres ont recommencé à augmenter. 510 cas ont été enregistré le 25 juillet, 811 le jour suivant et 1046 le jour de la fête du sacrifice, ce qui a annoncé les symptômes d’une deuxième vague épidémique. Et dans l’objectif de limiter la propagation potentielle du virus, l’Etat a pris la décision de refermer plusieurs villes, un acte qui a déclenché une colère inédite. Les citoyens voulaient rejoindre leurs familles à tous prix.  Quelques minutes après la publication de la note circulaire, les autoroutes ont connu un embouteillage paralysant. Les gares ferroviaires et routières quant à elles, ont enregistré des scènes chaotiques.

A peine 3 jours plus tard, et nous voilà confrontés à une nouvelle augmentation du nombre de cas. La négligence des règles d’hygiène et de distanciation sociale ont entraîné une hausse au niveau du taux d'infection quotidiens, ce qui pourrait forcer le gouvernement à placer à nouveau certaines régions sous un confinement temporaire.

Apparemment cette année-là, Aid Al Adha n’a pas seulement été célébrée contre le gré des autorités mais  contre celui de la pandémie également.